Buts et moyens de l'APTA
Buts (article 1 des statuts de l'association)
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Alerter l'opinion et les pouvoirs publics du danger des excès de puissance sonore qui sont responsables de traumatismes auditifs pouvant entraîner de façon permanente : acouphènes (sifflements et bourdonnements d'oreilles), hyperacousie (hypersensibilité au bruit souvent douloureuse), recrutement (hypersensibilité au bruit avec perte auditive) et hypoacousie (perte auditive).
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Informer sur le caractère très invalidant de ces symptômes et de leurs conséquences dramatiques sur la vie des victimes de traumatismes auditifs. Faire connaître les activités de loisir susceptibles de causer des traumatismes auditifs, en particulier la musique amplifiée (concerts, discothèques, etc.). Faire connaître l'attitude et les traitements à suivre en urgence en cas de traumatisme auditif.
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Rechercher les victimes de traumatismes auditifs, en particulier dans les concerts et autres activités de loisir. Leur apporter information et aide. Recueillir et diffuser leur témoignage. Conseiller leurs démarches pour la reconnaissance et l'indemnisation des préjudices et handicap provoqués par le traumatisme. En particulier, aider les victimes dans leurs actions contre les personnes ou les sociétés qui les ont handicapées afin d'obtenir réparation auprès des tribunaux. Contribuer à l'évolution de la jurisprudence en la matière ;
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Contribuer à la mise en place d'actions d'information et de prévention efficaces, notamment auprès des adolescents et des jeunes adultes. Inciter le Ministère de la Santé et les autres ministères concernés, les organismes de protection sociale et les médecins généralistes et spécialistes à communiquer sur le danger des traumatismes auditifs et leurs graves conséquences (acouphènes, hyperacousie, recrutement et hypoacousie) ;
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Contribuer à l'élaboration, au vote et au respect d'une législation véritablement respectueuse de l'audition des personnes dans les activités de loisir, notamment pour les concerts et les discothèques : limitation de l'intensité sonore à un niveau ne pouvant pas créer de lésions du système auditif, information obligatoire du public à l'entrée des manifestations sur les dangers d'une exposition à des niveaux sonores excessifs, affichage en continu de l'intensité sonore pendant les manifestations, etc. ;
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Obtenir des pouvoirs publics la reconnaissance de la gravité du handicap entraîné par les acouphènes et l'hyperacousie, notamment par le Ministère de la Santé, la sécurité sociale, les organismes d'aide aux handicapés et la justice ;
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Contribuer à faire connaître les examens et tests permettant d'une part d'établir avec certitude qu'une personne est atteinte d'acouphènes ou d'hyperacousie et d'autre part de mesurer son niveau de souffrance (nature et intensité des acouphènes, seuil de sensibilité au bruit). Faire en sorte que ces examens soient adoptés officiellement par les autorités médicales, sociales et judiciaires pour permettre la reconnaissance et l'indemnisation des personnes souffrant de ces troubles auditifs ;
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Obtenir la création de fonds spécifiques à l'indemnisation des handicapés victimes de traumatismes auditifs ;
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Favoriser la recherche et le développement de tous les traitements susceptibles de soulager les personnes souffrant d'acouphènes et d'hyperacousie. Inciter les laboratoires et les médecins à l'évaluation de l'efficacité des thérapies existantes ou naissantes (études médicales statistiques). Diffuser ces informations pour obtenir une utilisation systématique et une prise en charge des traitements qui peuvent se révéler efficaces ;
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Favoriser la modération sonore dans les lieux publics et commerciaux afin de les rendre plus accessibles aux personnes souffrant d'acouphènes et d'hyperacousie.
Moyens et actions (article 2 des statuts)
Les moyens d'action de l'association sont notamment :
- La création et la mise à disposition d'une base de données documentaire sur les traumatismes auditifs et leurs conséquences ;
- La création et la gestion d'un site Internet ;
- La création et la diffusion de lettres, bulletins, affiches et autres supports auprès du public, des autorités politiques, des média et des médecins ;
- Le témoignage direct auprès des média (presse, radio, télévision) ;
- L'organisation de forums, conférences, débats et expositions, notamment dans les établissements scolaires et universitaires ;
- Le soutien technique et financier à des programmes de recherche spécifiques ;
- La collaboration avec les autres associations et organismes concernés par le problème des traumatismes auditifs et de leurs conséquences, en France comme à l'étranger.